Un(e) bon(ne) photographe ?
Il y a peu, je répondais à cette question sur un autre blog : "Qu'est-ce qu'un bon photographe ?" dans l'énoncé de la question etait soulevé la probabilité qu'avec l'avènement de l'outil numérique, et grâce au hasard, n'importe quel photographe serait capable de faire une "bonne" photographie ...
Mon avis, je le redonne donc ici :
Comment determine t-on qu'un photographe est "bon" ou "mauvais", selon quels critères ? L'intervention du hasard est un bonheur pour l'ensemble des photographes, c'est même le plus souvent dans ces conditions que se font les plus belles images, il n'est donc pas pour moi un argument, puisqu'il élimine toute la beauté de "l'instant décisif".
Enfin, si on a du mal à comprendre ce que l'on entend par mauvais, j'ai du mal à comprendre ce qu'est finalement un "bon" photographe. Parle t'on d'un photographe trés productif et rentable, d'un photographe extrèmement créatif, d'un photographe capable de faire une prise de vue en numérique, à la chambre, à la gomme bi-chromatée ... ?
Le hasard existe, s'il est impalpable, indéfinissable, imprévisible, il joue dans ce monde un rôle prépondérant, ce tous les jours, parfois de manière positive, lorsque quelqu'un gagne au loto, parfois de manière négative, lorsque deux trajectoires se croisent et se percutent, au milllième de seconde près ... Alors comment cet immense inconnu peut-il fabriquer un "mauvais"photographe ?
Attention, en parlant du hasard, nous parlons d'une notion plus grande même que celle de Dieu, dans notre contemporaneïté, puisque l'on sait que le hasard peut influer sur tous ET conjointement qu'il EXISTE ! En conséquence, si l'on admet que nous sommes tous tributaires dans notre vie du hasard, cette définition de ce que pourrait être un mauvais photographe ne tient plus vraiment.
A l'inverse du hasard, nous parlerons de déterminisme, le "bon" photographe serait donc celui qui maîtrise toute sa chaîne de production de A à Z et saurait ainsi répondre à un cahier des charges preétabli en terme de temps, de coût, et de qualité. Si celà est possible de par l'expérience du photographe, reste que cette belle machine bien huilée peut se gripper trés vite par l'intervention d'une coupure d'electricité, de travaux, de maux de tête, de panne, bref, tout évènement à caractère imprévisible que nous qualifierons de ... hasardeux ! Ainsi, même les plus grands spécialistes ne sont pas à l'abri du hasard, sauf qu'il ne pourra, dans leur prévisionnisme, que leur nuire !
De fait, certains des meilleurs techniciens ne sont pas ou peu créatifs, le fait de vouloir écarter le hasard entraîne assez rapidement un certain degré de sècheresse, d'âpreté, de calcul, une fermeture à toute influence extérieure, en fin de compte.
Or, ces influences extérieures peuvent permettre de sublimer complètement un instant, qu'il soit photographique ou non, s'en passer c'est se passer directement du supplément d'âme potentiel que l'influence du monde peut amener à une production.
Je pense donc pour finir que l'on trouvera de bons "ouvriers" "artisans" ou "employés" dans la seconde catégorie, et infiniment plus d'artistes dans la première, reste à savoir si un "bon" photographe doit être un artisan avant tout, ou un créatif.
L'idéal est/serait d'arriver à marier l'expérience avec une grande ouverture sur le monde et ses circonstances, mais pour celà, il faut emprunter le chemin défini par Zarathoustra, long, sinueux, et arride, en même temps qu'il est riche et joyeux.
Pour ma part, le photographe est par définition un opportuniste dans le sens positif du terme, en effet, il saura mettre à son avantage toute circonstance imprévue, à la manière du maître de Kendo qui renforce sa puissance par celle de ce qui l'entoure, adversaires ... ou non ! Cet état nécessite une grande ouverture sur le monde, et de l'expérience, alors ... serait-ce celà, être un "bon" photographe, aussi ?
Amicalement, Cédric Chassagne.
Comment determine t-on qu'un photographe est "bon" ou "mauvais", selon quels critères ? L'intervention du hasard est un bonheur pour l'ensemble des photographes, c'est même le plus souvent dans ces conditions que se font les plus belles images, il n'est donc pas pour moi un argument, puisqu'il élimine toute la beauté de "l'instant décisif".
Enfin, si on a du mal à comprendre ce que l'on entend par mauvais, j'ai du mal à comprendre ce qu'est finalement un "bon" photographe. Parle t'on d'un photographe trés productif et rentable, d'un photographe extrèmement créatif, d'un photographe capable de faire une prise de vue en numérique, à la chambre, à la gomme bi-chromatée ... ?
Le hasard existe, s'il est impalpable, indéfinissable, imprévisible, il joue dans ce monde un rôle prépondérant, ce tous les jours, parfois de manière positive, lorsque quelqu'un gagne au loto, parfois de manière négative, lorsque deux trajectoires se croisent et se percutent, au milllième de seconde près ... Alors comment cet immense inconnu peut-il fabriquer un "mauvais"photographe ?
Attention, en parlant du hasard, nous parlons d'une notion plus grande même que celle de Dieu, dans notre contemporaneïté, puisque l'on sait que le hasard peut influer sur tous ET conjointement qu'il EXISTE ! En conséquence, si l'on admet que nous sommes tous tributaires dans notre vie du hasard, cette définition de ce que pourrait être un mauvais photographe ne tient plus vraiment.
A l'inverse du hasard, nous parlerons de déterminisme, le "bon" photographe serait donc celui qui maîtrise toute sa chaîne de production de A à Z et saurait ainsi répondre à un cahier des charges preétabli en terme de temps, de coût, et de qualité. Si celà est possible de par l'expérience du photographe, reste que cette belle machine bien huilée peut se gripper trés vite par l'intervention d'une coupure d'electricité, de travaux, de maux de tête, de panne, bref, tout évènement à caractère imprévisible que nous qualifierons de ... hasardeux ! Ainsi, même les plus grands spécialistes ne sont pas à l'abri du hasard, sauf qu'il ne pourra, dans leur prévisionnisme, que leur nuire !
De fait, certains des meilleurs techniciens ne sont pas ou peu créatifs, le fait de vouloir écarter le hasard entraîne assez rapidement un certain degré de sècheresse, d'âpreté, de calcul, une fermeture à toute influence extérieure, en fin de compte.
Or, ces influences extérieures peuvent permettre de sublimer complètement un instant, qu'il soit photographique ou non, s'en passer c'est se passer directement du supplément d'âme potentiel que l'influence du monde peut amener à une production.
Je pense donc pour finir que l'on trouvera de bons "ouvriers" "artisans" ou "employés" dans la seconde catégorie, et infiniment plus d'artistes dans la première, reste à savoir si un "bon" photographe doit être un artisan avant tout, ou un créatif.
L'idéal est/serait d'arriver à marier l'expérience avec une grande ouverture sur le monde et ses circonstances, mais pour celà, il faut emprunter le chemin défini par Zarathoustra, long, sinueux, et arride, en même temps qu'il est riche et joyeux.
Pour ma part, le photographe est par définition un opportuniste dans le sens positif du terme, en effet, il saura mettre à son avantage toute circonstance imprévue, à la manière du maître de Kendo qui renforce sa puissance par celle de ce qui l'entoure, adversaires ... ou non ! Cet état nécessite une grande ouverture sur le monde, et de l'expérience, alors ... serait-ce celà, être un "bon" photographe, aussi ?
Amicalement, Cédric Chassagne.
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